Rendement des capitaux propres

Le “rendement des capitaux propres”, également appelé RCP, décrit en fin de compte les intérêts sur les capitaux propres du propriétaire. Le “rendement des capitaux propres” n’est rien d’autre qu’un pur rendement des capitaux propres de la société et indique combien de points de pourcentage de profit ont été générés par les capitaux propres. Le dernier exercice financier en particulier est pris en compte. Ce chiffre clé est souvent utilisé pour évaluer une entreprise. Toutefois, il convient de noter que le rendement des capitaux propres - qui dépend du secteur - peut varier énormément et être dilué par d’autres facteurs.

Importance de la rentabilité des capitaux propres

Le terme “rendement des capitaux propres” ou RCP est de plus en plus largement accepté pour désigner le rendement des capitaux propres. Les deux termes semblent différents, mais ont la même signification. Dans ses analyses, le principal investisseur américain et inventeur de l’investissement dit “value”, accorde une grande importance au ratio de rendement des capitaux propres. Selon lui, un bon rendement des capitaux propres devrait être la base d’un investissement extrêmement réussi dans des actions ou des sociétés.

Calcul du RCP

Le rendement des capitaux propres peut être calculé sur la base du bénéfice net de l’entreprise pour l’année en le divisant par le capital utilisé. Par exemple, si une entreprise dispose de plus de 100 millions d’euros et réalise en même temps un bénéfice annuel de 5 millions d’euros, le rendement des capitaux propres est donc de 5 %. Dans le monde des affaires, un rendement des capitaux propres de 10 à 15 % est considéré comme le signe d’une entreprise saine et efficace. Toutefois, l’évaluation doit être différenciée et comparée avec d’autres chiffres clés.

Il existe des différences spécifiques à chaque secteur

Si le rendement des capitaux propres est élevé, cela est considéré comme un signe positif pour l’efficacité et la rentabilité d’une entreprise. Toutefois, il faut tenir compte du fait qu’il existe des différences spécifiques à chaque secteur d’activité qui peuvent avoir un impact sur le rendement des capitaux propres. Par exemple, une entreprise qui a un investissement en capital très élevé, mais qui emploie beaucoup de personnes - c’est-à-dire qui doit supporter des frais de personnel élevés - et qui, en même temps, ne réalise qu’une faible marge bénéficiaire, affichera parfois un faible rendement, même si elle a connu un grand succès dans ce domaine, mais une entreprise dont la structure de coûts est très faible et qui dispose de peu de capitaux propres peut obtenir un rendement des capitaux propres nettement plus élevé et, par conséquent, l’entreprise est mieux lotie sur le papier qu’elle ne l’est réellement.

Comment reconnaître une entreprise performante ?

Même s’il existe des différences spécifiques à un secteur, il faut respecter la règle empirique selon laquelle le rendement des capitaux propres doit être au moins aussi élevé que le taux d’intérêt actuellement disponible sur le marché des capitaux. Toutefois, si le rendement des capitaux propres est inférieur au taux d’intérêt du capital, l’argent pourrait bien être investi sur le marché des capitaux, car c’est là que l’on obtient une meilleure rentabilité.

L’effet de levier

Un autre point qui fausse parfois le calcul est ce qu’on appelle l’effet de levier. Étant donné que le rendement des capitaux propres est calculé uniquement sur la base des capitaux propres utilisés, des capitaux empruntés supplémentaires peuvent améliorer le ratio. Car grâce au capital emprunté, une augmentation du bénéfice est possible - alors que les fonds propres restent constants. L’effet de levier assure ainsi une augmentation du rendement des capitaux propres.

Aujourd’hui, le rendement des capitaux propres est l’un des indicateurs économiques les plus importants pour calculer ou mesurer la rentabilité d’une entreprise. Tout comme l’effet de levier, les “réserves cachées” peuvent également fausser le tableau général. Ainsi, l’entrepreneur accède toujours à ses “réserves cachées” - les augmentations de bénéfices sont rares, car seules ses propres réserves ont été utilisées.